Intitulé absent

Il circule au milieu des couloirs froid, le sac ancré sur son dos, le yeux rivés vers le sol. Il espère ne croiser aucun regard durant son périple. Dehors, il pleut des cordes, l’air est glacial et les arbres se dessèchent à vue d’œil. L’hiver est là. Dans sa tête, c’est la Sibérie. De vastes plaines enneigés. Il veut être seul. Il ne le sera jamais. Il souffle. De la fumée sort derrières ses lèvres gercées. Il n’a pas pris de gants. Peut être aurait-il dû faire un effort, se forcer tant bien que mal à trouver une phrase qui sonne moins sèche, moins dure, moins simple. Il n’aime pas la complexité. Les choses sont toujours compliqué. Les autres sont compliqués. Lui, il essaye de se démarquer, d’être honnête. Tout dire, être une sorte de misanthrope mais c’est un échec. Il ne sait même plus ce qu’il pense au fond de lui, ce qui l’a guidé jusqu’ici, si il a fait le bon choix, pris la bonne décision.
Il ne veut pas être guidé. On naît sans but, on meurt sans but. Au final, se donner un but, c’est juste désirer dans le vide. Une fois le désir accompli on ne ressens qu’un grand vide. Un grand vide qui fait mal. Il ne désirera plus.
Il sait qu’il n’y arrivera pas.
L’impact de ses chaussures résonne sur le sol. Il a l’impression d’exister. Ce bruit de pas, cette démarche particulière que chacun possède, c’est une sorte d’existence. Il relève la tête, ne voit personne. C’est toujours plus facile d’assumer seul. On est que seul face à soi-même, on ne dépend que de soi.
Il se juge.
Au fond, qu’a-t-il dans son sac ? Pas grand chose. Des espoirs, des souvenirs, des idéaux. Il ricane. Il n’a jamais pu développer ses idéaux, ses souvenirs n’ont rien de doré et ses espoirs se délitent peu à peu.
Il sait qu’il n’est pas une ombre car ses pas résonnent sur le sol.
Il s’approche de quelque chose.

Alt 225

Il y a 7 milliards, 46 millions d’habitant sur la planète.
Le monde est inhospitalier. Il ne voit plus d’auspices alliés. Des sombres présages se dessinent au loin et il ne trouve rien de mieux que de s’allumer une cigarette. Derrière les formes des nuages il ne voit plus que des gouttelettes ; les images plus ou moins alambiquées qu’il apercevait avant ont disparues pour n’être comblées que par une connaissance vague des mécanismes du monde. Il ne sait pas où il va, il ne sait pas si il avance ou il recule. En tout cas, la machine qui le guide est lancée à vive allure et rien ne pourra l’arrêter. Il termine sa cigarette et, tâtant sa poche, remarque que son addiction pour la journée est terminée : il n’a plus une clope. Il pourrait en profiter pour arrêter, foutre en l’air ce bien-être passager de quelques secondes, mais il sait pertinemment qu’il ne pourra pas, qu’il n’en aura ni le courage ni l’envie. Le filtre de la cigarette gît à présent sur le trottoir, au milieu de ses congénères. Il décide de bouger.
Les mains fourrées dans les poches de son blouson, il marche sans but dans cette ville qu’il n’a jamais vraiment trouvé belle. Cette ville est sale, grise malgré le rose des bâtiments. Il n’y a pas assez d’âme. Ou trop qui s’entrechoquent et s’entremêle derrière les persiennes pour tromper l’ennui et retrouver la chaleur perdue dans les bras d’inconnus que l’on croît connaître. Lui, n’a pas d’inconnues dans son équation. Toutes les filles qu’il côtoie ne sont pas prête à l’accompagner quelque part. Il n’est pas ce type séducteur parfait qui sait leur parler, leur promettre monts et merveilles avant de les laisser tomber toujours plus près du gouffre. C’est peut être tant mieux. Il aurait mauvaise conscience se dit-il pour se rassurer. Il repense à cette correspondante Allemande, à leurs messages enflammés qui à force de s’embraser ont réduit leur relation à distance en cendres.
Il n’arrive plus à se rappeler la dernière fois qu’il a fait Alt 225.

La fin de l’espèce
"Au commencement ton père avait la gaule ta maman n’a pas dit non Pour les détails, on ne sait pas trop demande leur à l’occase As-tu été conçu en levrette, lotus, cuillère ou missionnaire ? Te voulaient-ils vraiment ? Cela ne change rien pour être sincère"

J’ai pris le dernier album du Klub des Loosers en plein dans la gueule. Violent et tellement bon à la fois. Sans déconner, ça m’a vraiment bouleversé, cet amas de pensées noires et drôle en même temps. A la première écoute, on peut prendre ça comme un album assez hardcore rapper avec un flow assez chiant. A la seconde, quand on fait bien gaffe au texte on se prend une bonne grosse gifle dans la tronche. Les phrases hardcore qu’il balance entre des textes conscient et vrais s’avèrent au final, c’est triste à dire, complétement vraie et le flow s’avère être parfaitement adapté à ces petites phrases. Après, c’est sur que c’est une vision assez noire de l’humanité et qu’il faut tout de même positiver dans ce monde de rustre mais c’est des choses auxquelles on a déjà pensé à des moments de sa vie qui sont écrites tellement bien.

Bref, si vous avez l’occasion achetez le, ça vaut le coup.

"Une petite fille me sourit, sans doute pense-t-elle qu’elle est jolie Parce que les miroirs sont trop hauts et que son papa lui a dit Mais je ne peux rien y faire pour elle tu sais je n’suis pas chirurgien Et quand bien même ce serait vain car on n’opère pas les destins"

Le téléchargement c’est illégal !!!§§§!

Alors, ça y est ? L’internet est dans une nouvelle ère ? Les lois contre la censure et la fermeture de Megaupload (et les autres sites attachés) ont fait bouger le net dans un grand mouvement de folie. Et oui, on a vu beaucoup de simples téléchargeurs devenir des Anon et aller participer à des actions contre des sites divers genre l’Elysée ou d’autres sites du même genres.

Franchement ça a plutôt tendance à me faire rigoler tout ça. Non mais d’accord Megaupload était le plus gros site de DL et le plus complet et sa fermeture est une malchance pour tous les gens qui téléchargent mais franchement y’en a plein d’autres et je suis sur qu’il va pas falloir attendre très longtemps pour qu’un tel site rouvre. Soit dit en passant, l’arrestation des dirigeant de Megaupload est assez normal vu la thune qu’il se faisait sur le dos de tout le monde. Moi je croyais que l’internet libre c’était justement pas de profits, un partage total etc, le total de l’argent présent sur les comptes de ces mecs est assez hallucinant (500 Millions je crois). De plus quand on est même pas d’accord avec sa charte et qu’on supprime même pas les liens…

Et puis ça y est, y’a plein de mouvement sur le web de gens qui disent : “Oui mais nous on téléchargeait sur Megaupload pour découvrir et on achetait en suite si ça nous plaisait”. Non mais sérieux, soyez honnête quoi. Je veux bien qu’on achète deux trois trucs qu’on a téléchargé ne serait-ce que pour respecter l’artiste ou quelque chose du genre, mais je pense qu’aucun d’entre eux n’achète tous ce qui leur plaît et qu’ils ont téléchargés. Franchement si quelqu’un est dans ce cas là, il m’impressionne beaucoup. Les gars, faut être honnête et dire : on télécharge parce que c’est gratuit et facile.

Enfin tout ça pour dire que quand même l’internet c’est un gros bordel.

P.S. : Je sais pas pourquoi mais je sens venir la vague des kikoo Anonymous trop hype. Allez savoir. Je suis sur que cette prédiction s’avèrera juste en temps voulu.

Pourquoi c’est nul d’être méchant.

Ah, la méchanceté, tout un art de vivre… De tout temps, toute personne normalement constituée a été méchante ou gentille, le plus souvent les deux. Cependant, on a toujours idéalisé le héros, la personne gentille comme quelqu’un qui ne connaît pas la méchanceté même si maintenant on tend à aller de plus en plus souvent vers l’antihéros, parce que c’est quand même plus réaliste d’avoir des failles. Imaginez un peu, on vous demande de sauver le monde TOUT SEUL, pour des idées qui se défende hein, soyons honnête. Vous allez donc risquer votre vie pour quelques personnes qui n’en valent pas forcément la peine, personnellement, je me casserais vite fait, parce que si on me file un pouvoir qui implique de grandes responsabilité le préfère m’amuser à voler, tirer des rayons laser avec les yeux ou tisser des toiles pour faire des blagues que pour sauver la veuve et l’orphelin parce qu’on diras ce qu’on vaudras mais les gens ils ont qu’à se démerder tout seul, et comme disait Didier Super (grand philosophe de son temps) “les gens qui sont dans la merde, il vaut mieux les laisser le nez dans leur merde”. Bref, dans cet article je ne parlerais pas du héros, parce que tout a déjà été dit mais du méchant, lui aussi idéaliste, qui prône le mal (et d’ailleurs celui-ci sue de tous ses pores) à outrance, tant est si bien que l’on saisit pas trop où il va et où il veut en venir. Par conséquent les personnes lambda utilisent le stratagème habile de dire “Il est fou” pour justifier le méchant. Mais pour être méchant il faut avant tout du talent et disposer de quelques clefs essentielles.

Pour commencer votre carrière en temps que super méchant (ou méchant tout court si vous n’avez pas les moyens d’avoir des pouvoirs) il est conseillé d’avoir un but précis, nous classerons les but des super héros en deux catégories. Peut importe la catégorie, vous devez avoir envie de tuer le héros ou de le faire basculer dans votre camp en utilisant les outils du méchant que nous verrons ensuite.

Donc l’un des principaux buts du méchant est de dominer le monde. On pourras citer beeaucoup d’exemple mais je veux pas déjà mon point Godwin alors je citerais pas le nazisme. Je précise que tous les méchants qui l’ont tenté n’ont pas très bien réussit, la théorie peut être séduisante mais la pratique l’est un peu moins puisqu’en général le méchant meurt vainement. Je ne vois pas trop l’intérêt de m’attarder sur cet objectif, il est je pense assez clair, à l’inverse de l’autre but du méchant.

Cet autre but donc est celui de semer le chaos. On le retrouve dans pas mal de bouquins d’Héroïc Fantasy ou héros de Comics et autre. Personnellement j’ai jamais vraiment compris en quoi ça consistait concrètement alors je suis allé chercher quelques définitions du chaos. Mon encyclopédie Larousse m’apprends donc qu’il y a deux sortes de chaos.Dans le premier cas ce chaos est définit comme une “confusion générale des éléments de matière, avant la formation du monde” et dans le second cas comme “un grand désordre, un trouble complet”, en gros le gros boxon. Je pense que l’on peut exclure le premier cas, impossible à réaliser selon moi. Il faudrait pour cela détruire tout, y compris la planète et les autres en fait, donc aller avant le big bang ce que je trouve un peu con, et surtout pas trop possible. Surtout qu’en temps que méchant votre rôle s’arrête là, vous ne pouvez vous aussi en aucun cas survivre ce qui est un peu chiant quand même. Alors oui, je comprends qu’on puisse se sacrifier pour sa cause, mais là en l’occurrence je comprends pas trop bien le pourquoi de la cause, si c’est une rébellion contre les humains, le second cas est sûrement mieux. En effet, le second a déjà plus de sens puisqu’il s’agit d’abolir les lois, les principes et de faire n’importe quoi, et même que tout le monde fasse nawak. Une sorte d’anarchisme irresponsable en somme. Donc si vous êtes méchant ne vous attendez pas à être élevé en chef ou en guide puisque de toute manière le principe dans le chaos c’est qu’il n’y en ai pas. Donc, pas de reconnaissance, c’est un peu nul non ?

Et encore une fois j’ai la flemme de finir un article.

C’est chiant, ça commence à devenir une habitude.

Parlons beaucoup mais parlons mal

Le ciel est bien gris mes amis, le temps se couvre, l’été est bientôt parti. Finit les jours heureux passés à courir dans les arrosages automatiques des maisons de votre quartier, les jours où vous pouviez errer heureux dans les champs de blé, observer les traces rondes étranges dans le sol juste avant qu’une camionnette percute un train de l’armée, finit le temps où les sans-abris ne crevaient plus de froid ; on annonce qu’il approche, qu’il avance dangereusement vers nous, il s’insinue dans nos cerveaux encore tout chamboulé par ce renouveau que nous a amené la rentrée, il est là, je le sens près de moi, il frapperait à ma porte comme le vent d’hiver que je n’en serais même pas surpris.

L’automne.

Il est annoncé pour le 22 ou bien le 23 Septembre, pile le jour de l’équinoxe. Et ça, je doute que ce ne soit qu’un simple hasard. Il viendra toquer sur les troncs, il leur feras des avance, feras rougir leur feuilles qui tomberont et seront soufflés plus tard à l’aide d’un aspirateur dont on a inversé le sens et d’un employé municipal peu motivé et munis d’un casque de couleur jaune. En parlant de couleur, celles-ci deviendront de plus en plus terne, et ce, dans n’importe quelle cas. Les vitrines se mettront à l’automne, on verras une femme habillé avec des feuilles mortes dans celle des Galeries Lafayette, pour ne pas la citer. L’automne c’est aussi la saison du poète, où celui-ci vois s’effondrer sa vie telles les feuilles des arbres déjà parsemés et j’en passe. Bref, c’est la période la plus chiante de l’année. C’est aussi le moment de l’article où j’ai plus vraiment d’imagination. C’est à ce moment là que je me dis que bon merde, j’aurais pas dû m’envoler si haut dans ce lyrisme incessant qui rythme mes pas dans l’écriture de blog. C’est à ce moment là que mes phrases commence à être bien chiante à lire, je vais donc m’inspirer de l’encyclopédie la plus regardée de tout l’internet : Wikipédia. Celle-ci m’annonce que effectivement on observe une chute des températures pendant l’automne et je ne peux qu’approuver cette affirmation (qui est plus qu’évidente). C’est l’époque où les décolletés se transforme en veste, sweat, où les jupes en jean qui eux pour le coup suivent le cours de l’automne et ne peuvent s’empêcher de tomber. Les regards se font de plus en plus mornes et las et qui ne s’éclaireront qu’à la fête d’Halloween, et encore, cette fête étant en légère voie de disparition malgré la tentation de se gaver de glucose pendant plusieurs soirs. Les dentistes se frotteront les mains massacrant, couronnant la dent cariée de petit garçon ou de la petite fille ayant commis des abus impardonnable. Certains pleureront, d’autre pas. Vous noterez la nécessité de la phrase précédente, et oui, c’est triste à dire mais je m’essouffle déjà. C’est dur d’écrire quand on est plus trop habitué ; en même j’écris un peu dans le vide étant donné le nombre de lecteur tendant vers zéro. Et là vous vous dîtes : “Le revoilà qui expose sa tristesse sur le peu de lecteur qu’il a mais en même temps quand on a un système de commentaire qui marche pas et des articles aimé que par des bots on peut se poser des questions quand à la nécessité de ce blog.”. Ce à quoi j’ai envie de répondre : “en quoi un blog aurait il besoin d’une nécessité *jurons*”.

Enfin, bref, c’est l’automne, et comme toujours en automne : je dis de la merde.

gif anime